Un peu d'histoire

Au salon de l’automobile d’Earl’s Court de 1950, Triumph présenta un prototype de voiture de sport équipé d’un moteur et d’une transmission de Vanguard doté notamment d’un overdrive, de phares escamotables et de gadgets électriques (ouverture du capot) ou commandés par la dépression de l’admission du moteur (sièges et antenne de radio). Ce projet fut jugé trop futuriste et la marque prétexta le début de la guerre de Corée pour le remiser après seulement deux exemplaires construits.

Deux ans plus tard, un autre prototype plus simpliste, la 20 TS (appelé parfois TR1), basé sur le châssis d’avant-guerre de la Standard 10 et doté du même moteur que les tracteurs Ferguson allait donner naissance à la lignée de sportives qui seraient le plus grand succès commercial de la marque (plus de 200 000 exemplaires vendus, dont plus de 90 % à l’exportation) les TR, pour Triumph Roadster.

Voiture sportive économique, la TR2 se plaçait remarquablement bien dans la gamme des roadsters britanniques vendus sur le marché américain. Plus moderne et plus rapide que la MG TD et nettement meilleur marché que la Jaguar XK 120, la TR2 offrait, avec ses 170 km/h, des performances plus qu’honorables grâce à son moteur 2 litres de 90 chevaux à deux carburateurs SU à dépression constante. En 1956, apparut la TR3 qui reçut l’année suivante des freins à disques à l’avant et qui devint ensuite la TR3 A.

La grande nouveauté survint en 1961 avec la TR4 dessinée par le carrossier italien Giovanni Michelotti et dotée d’un moteur de 2,2 litres et d’une boîte de vitesses entièrement synchronisée. Le marché américain, plus conservateur, se réserva la nouvelle version 2,2 litres de la TR3 (TR3 B). Le roadster reçut enfin un pont arrière à roues indépendantes avec la TR4 A IRS (Independante Rear Suspension). Au milieu des années 1960, la marque présenta sur la TR5 (TR250 aux États-Unis) un nouveau moteur à 6 cylindres pourvu d’une injection mécanique Lucas.

La dernière vraie Roadster fut la TR6 présentée en 1969, restylée par le carrossier allemand Karmann (Michelotti ne pouvant assumer cette tâche à ce moment-là).

Triumph

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