Les principales voitures de collection Audi

Un peu d'histoire

Du fait d’un profond désaccord avec la direction de la firme Horch quant à la nécessité de participer à des compétitions automobiles August Horch, fondateur des usines, quitta sa société en 1909 pour créer l’année suivante une nouvelle entreprise, toujours à Zwickau en Saxe. Comme l’appellation Horch lui était désormais interdite, il en choisit la traduction latine : Audi (« écoute »).

La première Audi fut une quatre-cylindres de 2612 cm3 ressemblant étrangement au dernier véhicule créé par Horch pour Horch. D’autres quatre-cylindres suivirent, de 3562, 4680 et 5720 cm3. Ces modèles à soupapes symétriques remportèrent des succès dans toutes les grandes manifestations sportives de cette époque. Le type 8/28 chevaux à moteur latéral 4 cylindres 2071 cm3, conçu avant la guerre, ne fut construit qu’après l’armistice, en même temps que le type K de 3500 cm3, 50 chevaux et à soupapes en tête. La première six-cylindres d’Audi, la type M, sortit en 1924. Elle était équipée d’un moteur de 4655 cm3 à arbres à cames en tête. Le vilebrequin reposait sur 7 paliers et le bloc était en alliage léger, du silumin, tandis que les chemises étaient en acier. Les arbres à cames attaquaient directement les queues de soupape, sans l’intermédiaire de culbuteurs. Un servofrein agissait sur les 4 roues, ce qui était un avantage quand on songe que la voiture atteignait 120 km/h. Le premier huit-cylindres, de 4872 cm3, fut monté dans la R, dite Imperator. Paru en 1928, ce modèle fut le dernier construit avant le rachat de l’usine par Skafte Rasmussen, le fondateur de DKW. Rasmussen avait acquis de la société American Rickenbacker une licence pour construire des moteurs. À partir de 1929, ceux-ci furent montés dans les Audi de type Zwickau (huit-cylindres) et Dresden (six-cylindres). En 1931 suivit une petite quatre-cylindres avec un moteur Peugeot de 1 100 cm3 monté sur un châssis DKW. L’Auto- Union fut créée en 1932 par le rapprochement de DKW, Audi, Wanderer et Horch.

En 1933 parut l’Audi Front à traction avant équipée d’un six-cylindres Wanderer de 2300 cm3 à soupapes en tête, suivie d’une six-cylindres à moteur Horch de 3281 cm3 et à transmission arrière. À la fin de la guerre, avec la division de l’Allemagne, Audi, qui se trouvait à l’Est, fut nationalisée et changea de nom. Celui-ci toutefois fut repris en 1965 par la nouvelle Auto- Union, le siège de la société se trouvant désormais à Ingolstadt. Le premier moteur Audi d’après- guerre fut un quatre-cylindres de 1700 cm3, développé en fait par Daimler Benz AG, à qui l’Auto- Union était rattachée. Avant même la sortie de la première Audi, Mercedes avait cédé l’Auto- Union à Volkswagen. Grâce aux nouveaux modèles comme l’Audi 100 ou la Quattro à 4 roues motrices, Audi s’est affirmée comme une des toutes premières entreprises automobiles allemandes Audi Alpensieger. La constance avec laquelle August Horch engageait ses voitures en compétition fut récompensée en 1911. Au volant d’un type C de 2600 cm3, il réussit à effectuer tout le Rallye des Alpes sans un point de pénalité. En 1912 parut le type C, équipé d’un moteur de 3500 cm3 dont le vilebrequin, porté par 3 paliers, était désaxé pour réduire la pression du piston contre la paroi du cylindre dans le temps moteur. L’embrayage, garni de cuir, était du type à cône. L’empattement était de 2 900 mm. La carrosserie, terminée en pointe, était en bois. Son nom, Alpensieger (Le Vainqueur des Alpes), était dû à ses succès lors de compétitions dans les montagnes autrichiennes en 1912, 1913 et 1914.

Audi Front

L’Audi Front était une réalisation des quatre constructeurs réunis dans l’Auto-Union. Dans les ateliers Horch étaient assemblés un six-cylindres Wanderer et un châssis à poutre centrale. Malgré des débuts techniques difficiles, le modèle eut du succès et fut construit jusqu’en 1938. Le train avant, à bras transversaux et ressort à lames transversal n’était pas sans rappeler l’Alvis. La presse en fit le commentaire suivant : « Une telle base n’est certainement pas sans avantage. » Sur cette base, Audi plaçait toutefois de lourdes carrosseries qui amputaient les performances. En 1937, au Salon de Berlin, fut présenté enfin un modèle sport 3 places à la ligne élégante. Mais cette décapotable, à l’arrière en pointe, était peu pratique.

Audi Front

Audi 100 coupé S

L’Audi 100 Coupé S fut un des projets les plus intéressants du début des années 1970. Le quatre-cylindres de. 1 871 cm3 était parent de Mercedes, en premier lieu par la forme de ses chambres de combustion. Ses 115 chevaux et son couple de 159 Nm garantissaient 185 km/h et une accélération de O à 100 km/h en 9,5 s. Comme la berline, le coupé avait un moteur monté longitudinalement et une transmission avant. La suspension se faisait par deux bras transversaux, des amortisseurs avec des ressorts à boudin et une barre antiroulis. La direction était à crémaillère et les disques de frein se trouvaient en sortie de boîte. Bien que le Coupé S fût une voiture fiable et bien réalisée, son succès fut modeste, car Audi ne bénéficiait pas encore de son image actuelle.

Audi 100 coupé S

Audi Quattro

Si l’on en croit Ferdinand Pièch ingénieur chez Audi, on passera nécessairement aux 4 roues motrices, de même que l’on était passé, avant-guerre, du freinage sur les roues arrière au freinage sur les 4 roues. Quoi qu’il en soit, son Audi est sans doute l’une des réalisations les plus intéressantes de ces dernières années. La transmission intégrale est permanente, sans qu’on puisse l’interrompre ou la remettre à volonté. Une boîte de transfert intégrée à la boîte de vitesses répartit la puissance à peu près de manière égale sur l’avant et sur l’arrière via un différentiel central. Dans certains cas, ce différentiel ou celui du pont arrière peuvent se verrouiller, mais pas le pont avant, car la direction deviendrait très difficile. On remarque également le moteur 5 cylindres et le turbocompresseur. La Quattro a brillé en rallye 1981, Hannu Mikkola prenait la troisième place du Championnat du Monde des conducteurs. En 1982, Audi remportait le Championnat du Monde des constructeurs et prenait la deuxième place dans celui des conducteurs. En 1983, victoire dans le Championnat du Monde des conducteurs et en 1984 victoire dans les deux championnats. L’influence de la Quattro fut telle que d’autres constructeurs suivirent Audi dans cette voie.

Audi Quattro

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